Histoire & Quizz

Un riche passé

De par sa situation géographique, à l'entrée de la vallée de la Maurienne, notre cité a été le témoin privilégié d'une histoire riche en bouleversements, en évènements, en faits d'armes, en invasions...

Extrait de la vie d'Aiguebelle au XIXème siècle, par le pharmacien Girod :

"Aiguebelle avait en ce temps-là un visage beaucoup plus animé que de nos jours. Les Aiguebellains étaient d'ailleurs réputés pour leur goût de la fête et des banquets et que toute"s les occasions étaient bonnes pour se réjouir. L'annexion entre autres donna lieu à des réjouissances populaires et, bien souvent, on voyait se dresser des banquets au milieu de la rue : 80, 140, et même une fois 300 couverts à l'occasion de l'endiguement de l'Arc. Outre le bureau de bienfaisance, le bourg comptait une société de tir, une société de pêche, une société de gymnastique et une fanfare dite "l'écho de Charbonnières" du nom du rocher surplombant Aiguebelle. Il y avait la foire de la Saint-Claude le 6 juin et de la Saint-Martin le 12 novembre, ainsi qu'un important marché tous les mardis, qui se tenait sur une belle place ombragée contiguë à la gare. Le secteur commercial et artisanal était très important. On relevait 2 bouchers, 15 cabaretiers, 3 cafetiers, 10 boulangers, 7 fabricants de souliers, 4 menuisiers, 2 chaudronniers, 3 tailleurs, 1 bourrelier-galochier (St Germain) etc..."
Dès 1836, un tramway avec rails en bois et tiré par des chevaux reliait Aiguebelle et l'Hôpital-Conflans, appelé plus tard Albertville. De même, un pont à deux arches fut jeté sur l'Arc entre Aiguebelle et Randens en 1828, et surtout le chemin de fer poursuivait son avancée dans la vallée pour aboutir en 1856 à Saint-Jean-de-Maurienne.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour en connaître un peu plus.

Histoire d'Aiguebelle


Les Maires d'Aiguebelle

  • Hervé Genon : 1995 -
  • René André : 1989 - 1995
  • Henri Vincent : 1971- 1989
  • Jean Bois : 1959 - 1971
  • Fernand Michelland : 1949 - 1959
  • Maurice Cordel : 1944-1949 (CG)
  • Joseph Batailler : 1937-1944
  • Félic Prallet : 1935-1937
  • Laurent Ferroux : 1925-1926
  • Auguste Rochette : 1920-1925
  • Hector Rey : 1900 - 1920 et 1926-1935 (CG)
  • Charles Piot : 1892-1900 (CG)
  • Charles Girod : 1892-1892
  • Alfred Brunier : 1878 - 1882
  • Erasme Feyges : 1874 - 1878
  • Maurice Contat : 1870-1874
  • Jean Girod : 1860 - 1870
CG : Conseiller Général

Les personnages célèbres


  • Léon Brunier : 1811-1875
Né en 1811 à Aiguebelle et mort en 1875, Léon Brunier est un avocat d'Aiguebelle et homme politique modéré savoyard, favorable à la réunion à la France du duché de Savoie.
 De 1848 à 1857, il est élu à cinq fois d'affilée comme député du duché de Savoie au Parlement de Turin, afin de représenter le collège de La Chambre-Aiguebelle. Léon Brunier est souvent présenté comme le chef du parti libéral en Maurienne. Dès 1848, il défend dans une brochure l'idée d'une Savoie plus proche de la France que des territoires italiens des États de Savoie :

  • Charles Girod : 1842-1916
Pharmacien, maire et officier d'académie. Il fut le premier président de l'Echo de Charbonnière.
  • Jules Carret : 1844-1912
Né à Aiguebelle, député de 1883 à 1889, il étudia la médecine et s'occupa activement de politique. Il devint chef du parti radical en Savoie.
  • Humbert Grange : 1830-1889
Né et décédé à Aiguebelle, Humbert Grange est un député savoyard, membre du parti de l'Union des droites. Propriétaire, ingénieur et maitre de forges aux hauts-fourneaux de Randens, après l'annexion de la Savoie, il se présente le 1er juin 1863, comme député d'opposition dans la 2ème circonscription de Savoie. Non élu, il se représente le 7 janvier 1872, et sera élu. Fortement appuyé par l'archevêque de Chambéry, François Hautin, sa candidature n'est due que sous la menace de pêché grave si on e votait pas pour lui. Positionné à droite, il se prononcera pour la démission de Thiers et contre l'amendement Wallon.
  • Albert Bernard : 1909-1935
Administrateur colonial de Djibouti, il est assassiné en 1935 à Morahtou lors d'un combat héroïque (conflit entre les Issas et les Afars).

Les titulaires de la médaille d'honneur de la ville


  • Amicale des donneurs de sang de Bussolene (Italie)
  • Jeannot Algoud
  • Lucia Berthet (République Argentine)
  • Renée Bois
  • Rosette Christin
  • Jean Fiorese
  • Municipalité de Bussolene (Italie)
  • Louis Saint-Germain



Cartes historiques

Ci-dessous, 3 plans issus de la carte topographique de la grande route de Chambéry à Saint-Jean de Maurienne, dressée sur le terrain par Marchetti, ingénieur topographe de Sa Majesté Victor Amédée III, duc de Savoie, prince du Piémont, roi de Chypre et de
Jérusalem, roi de Sardaigne et marquis de Montferrat.
Ces cartes ont été réalisées en 1781-1782 (archives départementales de la Savoie).

Château de Charbonnière

Cette construction fut l'objet de plusieurs sièges de l'armée française, notamment en 1536 (François 1er) et en 1597.
En 1600, Le duc de Sully, ministre de Henri IV, livra bataille également à Aiguebelle...
Cliquez sur le lien ci-dessous pour comprendre les faits :

Siége de Charbonnière en 1600

Sully

La Chatellenie d'Aiguebelle

Matthieu Achain, aujour'hui professeur d'histoire, originaire de notre village, musicien à l'Echo de Charbonnière, ancien footballeur à l'U.S.C Aiguebelle, a rédigé sa thèse sur l'histoire d'Aiguebelle et de la Savoie au Moyen Âge.

Découvrez ces différents aspects :

La Chatellenie d'Aiguebelle

La Baronnie d'Aiguebelle

La seigneurie d’Aiguebelle a été vendue en 1590 par le duc de Savoie à Aymé de Gerbaix de Sonnaz, lieutenant général de cavalerie, en récompense de sa bravoure. En même temps, Aiguebelle était érigée au rang de baronnie...
Retrouvez quelques traces des Barons d'Aiguebelle :

La Savoie française

Officiellement, 99,8 % des Savoyards ont, en 1860, voté oui à "la réunion de la Savoie à la France". Un score "stalinien", qui mérite quelques explications...
Union? Réunion? Attachement? Rattachement? Annexion?

Durant mille ans ou presque, les Etats de Savoie, zone tampon entre le royaume de France et l'Empire germanique, surent rester indépendants, au prix de moult contorsions géographiques et diplomatiques. 
 Jusqu'à la Révolution française, la Savoie, contrôlant les cols alpins, avait donc réussi à louvoyer vaille que vaille avec les grands Etats pour garder son indépendance, lorsqu'en 1792 la France l'annexe. Ainsi naissent, sur la carte administrative française, le département du Mont-Blanc et celui du Léman.  
En 1815, au moment du Congrès de Vienne, qui redécoupe l'Europe aux dépens de la France, Napoléon se retrouve en exil à Sainte-Hélène, tandis que la Maison de Savoie est de nouveau souveraine sur ses anciens territoires. Mais rien, désormais, ne sera plus comme avant. 
Dans ces terres alpines où, depuis des siècles, on parle le français, le mirage tricolore joue à plein. La Savoie, alors très pauvre, n'a pas bonne réputation. Et les "crétins des Alpes", ces "hirondelles d'hiver" qui émigrent vers Paris pour aller ramoner les cheminées, ne rêvent que d'une chose: partager la prospérité de la deuxième puissance mondiale.  
C'est ainsi que l'idée du "mariage de la petite patrie avec la grande nation" fait son chemin. Même les prêtres et les notables, pourtant peu enclins à sauver les "acquis" de la Révolution, mais inquiets de l'influence prise par Turin, plaident pour un retour de la Savoie "au pays où coulent ses rivières". 
L'unité italienne en échange de la Savoie et de Nice
En 1859, Napoléon III est au faîte de son pouvoir et n'a qu'un rêve: laver l'affront du congrès de Vienne et revoir, en faveur de la France, les équilibres européens.
Or il se trouve que la myriade de principautés italiennes n'a, elle, qu'un but : s'unir pour former un véritable Etat-nation sous la houlette de Victor-Emmanuel II, roi de Sardaigne et... duc de Savoie. A partir de ce constat, l'idée est simple: Napoléon III propose son aide diplomatique et militaire à Victor-Emmanuel dans sa guerre contre l'Autriche. Le prix de son soutien: Nice et la Savoie.
Oui, l'idée était simple, mais sa réalisation complexe. Certes, à l'époque, il suffisait que deux souverains s'entendissent pour que l'annexion - car tel était bien le terme employé alors - soit conclue. Pour que villes, champs, montagnes, mais aussi ouvriers, paysans ou bourgeois passent d'un royaume à l'autre. D'un maître à l'autre. 
Simplement, Napoléon III, en digne héritier d'un général révolutionnaire, souhaite y mettre les formes. Cavour, l'artisan de l'unité italienne, qui craint la grogne des populations, aussi. Et c'est ainsi qu'est organisé le fameux plébiscite de 1860, où les Savoyards, libérés par Victor-Emmanuel II du lien quasi féodal qui les lie à leur maître, sont invités à approuver ce traité. 
Il est si peu envisagé que le non l'emporte... qu'aucun bulletin négatif n'est imprimé ! De toute manière, il n'y a pas d'isoloir, ce qui simplifie les choses... 3 000 manifestants ont beau défiler contre l'annexion en janvier, les 22 et 23 avril 1860, le oui l'emporte à 99,8 %. Pas vraiment une surprise. Le jour J, les préfets ont eu soin de faire emprisonner tous les récalcitrants. Et les curés ont emmené eux-mêmes leurs ouailles, déjà chauffées par les journaux conservateurs, pour s'assurer que toutes feraient "le bon choix". 
Pour se replonger dans cette époque, cliquez sur le lien pour prendre connaissance de l’excellent dossier de Pascale Dubois, professeure agrégée d’histoire au lycée de Moûtiers, dossier réalisé en 2010, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’ Union? Réunion? Attachement? Rattachement? Annexion? …
 
(Source l’Express)

Histoire de nos blasons

Un peu d'histoire pour tenter de comprendre l'origine des couleurs de nos drapeaux :

Blason de la Maurienne

« D'or à l'aigle éployé de sable, langué et onglé de gueules, à la tour de gueules en pointe »:
C'est en 1003 qu'apparaît une première mention de la tige de la maison de Savoie, Humbert (« comte », sans autre précision). Humbert soutient l'empereur Conrad II lors de la guerre de succession du royaume de Bourgogne et, en 1033, la maison de Savoie se rattache au Saint-Empire Romain Germanique.
Devenu également comte de Maurienne entre 1039 et 1043, Humbert Ier (aux Blanches Mains) édifie une principauté de grande taille (entre le lac Léman au nord, la vallée de l'Arc au sud, le Sillon Rhodanien à l'ouest et la haute vallée du Pô à l'est) et s'assure la maîtrise des grands cols alpins (Grand et Petit Saint-Bernard, Mont-Cenis). Néanmoins, cet important ensemble de terres ne comprend pas encore le vaste Faucigny, le Genevois et toute la Tarentaise, mais, en 1045, Odon, le fils cadet de Humbert Ier, épouse Adélaïde de Suse qui apporte en dot le marquisat en Piémont. L'aigle était l'emblème de cette région quand elle était sous l'emprise du Saint-Empire Romain Germanique. La tour fait référence aux nombreuses fortifications qui se trouvent dans la vallée de la Maurienne, lieu de passage de toutes les invasions.

Blason de la Savoie

« De gueules à la croix d'argent »:
En 1315, Amédée V de Savoie, comte de Savoie de 1285 à 1323, vint à l'aide des Chevaliers de Saint-Jean à l'île grecque de Rhodes et leur flotte combinée vainquit celle des Musulmans. Il est même possible que suite à la mort du Grand Maître de l'ordre des Chevaliers de Saint-Jean, le comte Amédée prit ses armes et assuma le commandement de l'armée à sa place.
C'est ainsi que la Savoie aurait adopté les armoiries des Chevaliers. En effet, le drapeau de l'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte est quasiment identique à celui de la Savoie.
Le drapeau de la Savoie est une croix blanche sur fond rouge. Contrairement au drapeau suisse, la croix blanche touche les bords du drapeau, formant ainsi 4 rectangles rouges.
Le drapeau reprend les couleurs du blason de la Savoie, qui lui-même remonte à la période des Croisades.

Blason d'Aiguebelle

« De gueules à la croix d'argent et de sinople à trois anguilles d'or nageant en fasce et rangées en pal »:
Le blason de notre commune reprend le drapeau de la Savoie dans sa partie supérieure et dans sa partie inférieure, 3 anguilles peuvent représenter la présence d'un vivier au lac de Charbonnière, d'où son autre nom lac du Vivier. Il apparaîtrait qu'il était très poissonneux. Les nombreux aubergistes d'Aiguebelle proposaient ainsi du poisson frais aux pèlerins et aux gens de passage.

Histoire de la Savoie (blason de Chambéry)

La savoie devient un royaume

Thomas 1er Comte de Maurienne et de Savoie

Les forts de Basse Maurienne vers 1870

En mai 1871, après la défaite contre le royaume de Prusse et ses alliés allemands, la France perd l'Alsace-Moselle.

Complètement affaiblie et isolée, avec des frontières à l'est sans défense, la France doit reconstruire son système de défense.

On nomme alors au Ministère de la guerre, le Général Séré de Rivières qui inventa peu de temps avant la guerre de 1870, un nouveau type de places fortes, composées de plusieurs forts détachés capables de se défendre mutuellement. En juin 1874, Séré de Rivières devient Directeur du Génie au Ministère de la Guerre, ce qui lui permet de faire approuver son programme le 17 juillet de la même année, et débloquer les crédits pour la construction d'une nouvelle ligne de défense.

Toutes les frontières de l'Est, du nord au sud, vont être équipées de forts. Dans notre région, on construisit alors un ensemble de forts au niveau d'Albertville et dans le secteur de Chamousset pour se protéger du côté italien.

Les forts de la basse Maurienne se divisent en deux secteurs bien distincts, celui de Montgilbert et celui de Aiton-Montperché.
La position de Montgilbert, a comme celle d'Aiton-Montperché, le rôle de barrer la vallée de l'Arc à l'ennemi venant de Haute Maurienne.
La position d'Aiton-Montperché est la position principale du secteur de Chamousset, soutenue activement par la position de Montgilbert. Cette alliance permet de retarder l'arrivée de l‘ennemi par le défilé d'Epierre et d'empêcher le passage par le col du grand Cucheron.
Le secteur se compose de 3 forts, 3 batteries et 3 blockhaus d'infanterie qui possèdent en 1914, un armement de 89 pièces de rempart et un effectif de 1898 hommes et 16 chevaux :

  • Les fort d'Aiton, de Montgilbert et de Montperché
  • Les batteries de Plachaux, de la Tête Noire et de Frais Pertuis
  • Les blockhaus de la Tête Lasse, de Rochebrune et du Crêpa

Toutes ces constructions ont eu une vie et un destin bien différents. Certaines sont aujourd'hui complètement abandonnées, d'autres on été rachetées par des particuliers, d'autres encore ont été recyclées.

Découvrez l'histoire de ces forts en parcourant l'excellent site http://fortiffsere.fr ou cliquez sur le lien ci-dessous :

Les forts du secteur de Chamousset

Aiguebelle autrefois

Des cartes postales d'Aiguebelle prises de Randens, de Montgilbert, de Chaventon et de nombreuses vues de la "Grande Rue"...

Diaporama Aiguebelle

Histoire d'Aiguebelle

QUIZZ

Histoire d'Aiguebelle

Testez vos connaissances !!

Vous devez répondre à toutes les questions (cercle à gauche de la bonne réponse) et ensuite cliquer sur le bouton (Résultats) en bas de cette page... 
Bonne chance !

 


Quel a été le premier nom porté par notre cité ?  son midi
 a Charbonnière
 b Chaventon
 c Aquabella
 d Lauzière


Randens, qui faisait partie d'Aiguebelle, a été créé et détaché en quelle année ?
 a 1425
 b 1532
 c 1738
 d 1859


Le pont qui relie Aiguebelle à Randens, s'est longtemps appelé ?
 a Pont de l'Arc
 b Pont Sainte Catherine
 c Pont de l'Epinglette
 d Pont de Maurienne


Au moyen âge, existait un atelier monétaire à Aiguebelle. quelle effigie figurait sur les pièces ?
 a Humbert aux blanches mains, Comte de Savoie
 b Saint Jean-Baptiste
 c Thomas 1er, Comte de Savoie et seigneur du Piémont
 d St Etienne


En 1536, un roi de France, ne pouvant venir à bout du château de Charbonnière, brûle Aiguebelle. Quel était ce roi ?
 a Louis XII
 b Henri II
 c François 1er
 d François II


En 1743, le château de Charbonnière est détruit et définitivement hors d'usage, par les troupes ?
 a Autrichiennes
 b Vénitiennes
 c Espagnoles
 d Lombardes


En 1860, sur 285 votants, combien d'Aiguebellains ont voté le rattachement de la Savoie à la France ?
 a 188
 b 201
 c 282
 d 285


Combien y avait-il d'habitants à Aiguebelle en 1968 ?
 a 804
 b 956
 c 1173
 d 1245


Les 2 foires qui attiraient beaucoup de monde dans le passé, étaient les foires de ?
 a La St Claude et la St Martin
 b La St Clément et la St Claude
 c La St Martin et la St Clément
 d La Ste Cécile et la Ste Catherine

10 
L'usine de La Pouille, fondée en 1914, employait en 1971, combien de personnes ?
 a 18
 b 93
 c 361
 d 423